COMMENT
BIEN GÉRERÉ SON HYPOTHEQUE
Voici sept trucs pour mieux gérer votre hypothèque.
1) Bien
établir son objectif
Tous les
ménages ne sont pas dans la même position face
à la conjoncture. Certains sont dans une situation précaire.
D’autres le sont moins, mais veulent parer aux éventualités.
Malheureusement, se donner une marge de manœuvre à
court terme en réduisant ses paiements hypothécaires
signifie aussi une période de paiement plus longue, donc
des frais plus élevés à terme. Il est important
de bien évaluer sa capacité de payer à
court terme pour ne pas sacrifier sa sécurité
à long terme : devez-vous vraiment réduire vos
mensualités ?
2)
Revoir son amortissement
Si on doit réduire ses mensualités, on peut demander
à son institution financière d’allonger
la période d’amortissement du prêt. Par exemple,
si votre emprunt est de 150 000 $ et que votre amortissement
est de 15 ans, vous pouvez réduire vos mensualités
de 300 $ simplement en portant cette période à
25 ans. Mais attention ! Sitôt que votre situation le
permet, utilisez ce truc en sens inverse : réduisez votre
période d’amortissement pour diminuer le coût
à long terme de votre emprunt.
Des paiements plus fréquents diminuent
le coût à long terme de l’hypothèque.
Si vous optez pour un remboursement hebdomadaire accéléré
plutôt que pour une mensualité, vous économiserez
10 200 $ sur une hypothèque de 150 000 $ amortie sur 15
ans. La sortie de fonds immédiate est plus grande, mais
elle se traduit par une économie annuelle d’environ
700 $ sur la durée du prêt.
4) Négocier
son hypothèque
La crise de 2008 a refroidi le marché
du crédit, mais celui-ci s'est réchauffé
à mesure que les institutions bancaires ont refait le plein
de liquidités. Si votre crédit est bon, vous pourriez
être en mesure de « magasiner » votre nouvelle
hypothèque. Sur une hypothèque de 150 000 $ amortie
sur 25 ans, une différence de 1 % peut signifier plusieurs
centaines de dollars par année.
De la même façon, si vous avez signé votre
hypothèque alors que les taux étaient plus élevés
qu’aujourd’hui, vous pourriez rouvrir cette hypothèque,
quitte à payer les pénalités, pour geler
à votre profit les taux actuels. Certaines institutions
permettent aussi d’opter pour un taux combiné, à
mi-chemin entre l’ancien et le nouveau.
5) Décider
: taux variable ou fixe?
Les taux hypothécaires variables sont
généralement plus bas que les taux fixes : parfois
par plus de 1 % ! Cependant, le taux fixe est le meilleur moyen
de s’assurer des paiements prévisibles sur une période
déterminée. Si vous avez une marge de manœuvre
financière, le taux variable est assurément indiqué.
Dans le cas contraire, et même si on n’anticipe pas
de hausse à court terme, le taux fixe est votre option
« tranquillité ».
6) Incorporer de la
flexibilité dans son hypothèque
La récession nous rappelle qu’on n’a jamais
trop de marge de manœuvre. Au moment de négocier
une hypothèque, assurez-vous qu’elle contienne
des clauses pour vous aider à affronter les imprévus
: la possibilité de sauter un paiement, celle de changer
votre fréquence de remboursement ou votre amortissement,
ou encore celle de faire des remboursements anticipés.
Pensez également à une assurance en cas d’invalidité
ou de maladie grave ou encore en cas de décès.
7) Envisager d'autres
options
Si votre hypothèque devient trop lourde, étudiez
vos options : louer une chambre à un étudiant,
exiger un loyer de ce jeune adulte qui n’a pas encore
quitté le nid… ou déménager dans
plus petit.
Enfin, il ne faut jamais oublier que l’hypothèque
s’inscrit dans votre plan financier global. Avant de prendre
une décision à cet égard, il est important
de consulter votre conseiller financier pour mesurer les incidences
sur les autres facettes de vos finances.
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