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RÉSOLUTIONS BOURSIÈRES
Je ne prendrai jamais de décision
de placement sous le coup de l'émotion.
Plus facile à écrire qu'à faire, c'est
vrai, mais les autres résolutions vous aideront à
respecter cette règle cruciale.
Avant d'acheter un titre, je résumerai en quelques
lignes pourquoi je l'achète et quels seront mes critères
pour décider si je dois le vendre.
Le simple geste d'écrire pourquoi vous achetez un titre
pourrait transformer votre vie d'investisseur pour le mieux.
Vous verrez alors, noir sur blanc, ce qui motive vos décisions
de placement, et reduirez ainsi l'impact nocif que pourraient
avoir vos émotions.
Je mettrai l'accent sur mon processus de décision,
afin de me concentrer sur ce qui importe vraiment et, surtout,
sur ce que je peux contrôler.
Cette résolution vous forcera à réfléchir
à votre processus décisionnel. Vous devez connaître
vos décisions, qu'elles soient délibérées,
explicites et, idéalement, écrites noir sur blanc.
Je vous invite donc à prendre tout le temps nécessaire
pour déterminer clairement et honnêtement quels
sont les éléments qui vous poussent à prendre
vos décisions d'achat et de vente.
Je ne consulterai plus les cotes boursières
plusieurs fois par jour.
Une des grandes calamités qui affligent la vie de l'investisseur
en cette ère techno est l'influence des cotes boursières.
Je dirais même que c'est un cancer non avoué qui
fait en sorte que les investisseurs sont manipulés, souvent
à leur insu, par les fluctuations boursières quotidiennes.
La consultation répétée de ces cotes permet
de conclure qu'on a pris une bonne décision parce que
le marché nous donne raison. Par exemple, je vends le
titre ABC à 10 $ et, une semaine plus tard, il vaut 9
$. Plus ou moins consciemment, je concluerai que j'ai pris la
bonne décision simplement parce que la Bourse m'a donné
raison. C'est peut-être vrai à court terme. Mais
vous avez commis une grave erreur, car c'est surtout à
partir de la performance à long terme de l'entreprise
que vous pourrez déterminer si vous avez pris la bonne
décision, et non en suivant les fluctuations du titre.
Consulter les marchés une fois par jour, de préférence
lorsque les marchés sont fermés, suffit pour suivre
vos titres et votre portefeuille.
Je lirai, du début à la fin, un rapport
annuel par semaine, un ouvrage financier par trimestre et un
autre qui n'a aucun rapport avec la Bourse chaque fois que je
serai en vacances.
L'investisseur avisé doit lire constamment. La lecture
est sa nourriture. Il faut d'ailleurs lire davantage que ceux
qui se limitent à survoler les manchettes. Je vous recommande
de prioriser les rapports annuels et les livres d'affaires.
De cette façon, vous dépasserez la majorité
des autres investisseurs qui ne lisent pas. Sur mon blogue du
17 décembre, vous trouverez mes coups de coeur 2009.
Je prendrai mes responsabilités.
Beaucoup d'investisseurs dont les titres ont mal performé
deviennent des victimes. Ils cherchent la faute de leur insuccès
ailleurs qu'en eux-mêmes, blâmant les médias,
les marchés financiers, les dirigeants, les conseillers,
le gouvernement, etc. En agissant ainsi, ils cèdent le
contrôle de leur destinée.
Or, si vous voulez améliorer votre sort et changer d'attitude,
le premier pas consiste à prendre le contrôle de
votre vie. Commencez par assumer vos responsabilités,
tant vos succès que vos erreurs.
(texte tiré de Finance et Investissement
- 31/12)
Ces règles s'appliquent surtout aux
investisseurs chevronés qui se lancent dans le marché
des actions et obligations. Pour ceux et celles qui font affaire
avec des professionnels de la finances et qui confient leurs
avoirs à ces personnes, je leur recommande de suivre
ces règles mais de les adapter à leur réalité.
Même si vous faites affaire avec des
professionnels de la finances il faut toujours garder à
l'esprit que personne n'est à l'abri de fraude ou d'erreur.
C'est de la responsabilité du client de se renseigner
avec qui il fait affaire et dans qeuls produits le conseiller
financier investit vos avoirs.
Quand je dis de vous renseigner avec qui vous
faites affaire, ce que je veux dire c'est de vérifier
auprès de l'AMF si le coneiller a un permis, si le conseiller
a déjà eu des poursuites et la raison de ces poursuites
et si le tout est réglé. C'est aussi de vérifier
avec le conseiller différentes choses. Pour en savoir
plus lisez mon article Comment
choisir son conseiller.
Tout le monde a vu la publicité de l'AMF
qui dit ceci : « avant d'invesir investiguez ».
Il est utopique de croire que le commun des mortels pourrait
investiguer sur une personne alors que ça prit plusieurs
années à l'AMF avant de coincer Vincent Lacroix
ou Earl Jones.
En dernier lieu, rester vigilant car la vigilance
est la clef du succès.
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